Attentats à Paris : faire le deuil et résister

La vie après Charlie Hebdo et le supermarché cacher a ouvert le possible de l’horreur dans la tête et le quotidien de chacun.

Nous sommes tous impactés et l’émotion de dégoût, de colère de mal-être est normale. La sidération qui a été la première des émotions ressenties a laissé place au besoin de comprendre.

Comment faire le deuil dans un contexte où la violence et la folie nous ramènent profondément à revoir notre dynamique de vie ?

Les derniers attentats survenus ce 13 novembre à Paris ont généré un nouveau sentiment d’horreur et de peur. Les attaques ont touché toutes les populations, âges, classe sociale. C’est Monsieur tout le monde qui a été visé.

Dans ce contexte, je suis meurtri, j’ai peur, je suis angoissé, je suis en colère, mon corps construit ses propres plaques de souffrance.

Tous ces ressentis sont normaux et l’objectif premier de chacun est la reconnaissance et l’acceptation de ses émotions et de ses sensations.

Le travail que chacun doit mettre en route, à la hauteur de ce qu’il parcourt, sera de construire une vision de la réalité et commencer à faire le deuil de l’image idéale du monde et de l’humain. Accepter de parcourir sa vie dans la confrontation au réel afin d’avoir une ouverture juste à l’autre.

Faire le deuil est une idée trop galvaudée aujourd’hui, notre travail n’est pas l’oubli, il est l’intégration dans le réel et l’acceptation.

Si dans les jours à venir, les émotions restent très présentes, allez rencontrer des professionnels qui vous permettront de mettre à jour tous les sens à écouter dans vos souffrances.

Le temps dans ce domaine d’effraction violente travaille contre vous et votre psychisme construit malgré vous des liens entre l’événement et les douleurs passées non traitées.

Et au delà de tout apprenez et repérez vos compétences de résistance, résistance à la bêtise, résistance à la folie humaine, résistance à la peur et l’angoisse ambiante…