Les attentats du 13 novembre : sauver, soigner protéger mais ne pas s’oublier

Le policier, le pompier et les services médicaux se trouvent confrontés à un contexte inconcevable et surtout effractant leurs carapaces professionnelles.

Les formations de chacun sont limitées à des événements reconnus dans leurs contextes professionnels. La réalité du nombre important de corps et du combat armé n’est pas dans leurs expériences quotidiennes.

Comment accueillir avec sang froid et professionnalisme une situation de combat et de meurtres tels que ceux perpétrés durant cette soirée ?

Dans ce temps de l’événement le sauveteur (policier, pompier…) pose des actes liés à sa profession et dans le déroulement les automatismes s’enclenchent avec une juste distance. C’est ce qui leur permet d’être si présents et rassurants face à ces violences inacceptables.

Le débriefing psychologique est indispensable au retour de cette mission afin de faire la part des choses entre l’action menée par le professionnel et l’homme ou la femme présent sous l’uniforme.

L’invasion dans le psychisme de corps sans vie et du nombre important de victimes peut engendrer, chez ces professionnels, des sentiments d’incompétence, de culpabilité et de souffrance face à l’ampleur et la douleur des impactés, ils le sont eux aussi car si proches des corps et individus à rassurer et soigner.

Le sentiment de culpabilité ou d’incompétence peut venir de l’impression de ne pas avoir été là au bon moment, de ne pas avoir correctement réagi, de n’avoir pas été assez professionnel. La souffrance peut alors être présente au retour dans son lieu professionnel ou personnel.

Des images, des sons, des cris, des odeurs restent ancrés et bouleversent

Il faut prendre ces éléments au sérieux et consulter le référent psychologue formé au sein des structures professionnelles. La parole et la confrontation à ses émotions permet de faire le tri entre la part de l’action professionnelle extraordinaire et engendrant la fierté de la population et l’humain qui se trouve bouleversé comme chacun aujourd’hui mais qui pense ne pas être autorisé à le dire. Dites le afin de poursuivre vos carrières sans construire à partir de cet événement un effet boomerang revenant vous hanter sur d’autres missions car il n’aura pas été reconnu à sa juste place et de façon bienveillante.

Vous avez été impactés et votre rôle dans cet événement ne peut vous laisser indemne.
Protégez-vous afin de protéger et secourir plus sereinement.

Exemple de contextes d’intervention : Banque populaire du sud / Banque Provençale Corse / Banque Chaix/ Service départemental d’incendie de l’Aude / Protection civile du Var / Lancel… Voir toutes ces expériences >>